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Les anciens en vedette : Gina Schmidt

VC s'entretient avec les anciens membres de l'équipe nationale dans le cadre de sa série « Les anciens en vedette » . Cette fois, les projecteurs se tournent du côté de Gina Schmidt, qui s'est alignée avec l'équipe féminine intérieure de 2003 à 2007.

Gina Schmidt n'a pas fait un objectif personnel de jouer pour l'équipe nationale féminine de volleyball.

C'est vrai, toutefois, qu'elle adorait ce sport et qu'elle voulait être la meilleure joueuse possible.

C'est cette passion qui a attiré l'attention de Volleyball Canada.

« J'ai été identifiée quand j'avais 16 ou 17 ans et on m'a accordé un essai avec l'équipe nationale junior, a déclaré Schmidt à Volleyball Canada. Après avoir été retenue dans cette équipe-là, j'ai tout simplement suivi le parcours qui menait à l'équipe senior A. »

Quand elle était plus jeune, l'Albertaine originaire de Beaverlodge s'est mise à suivre le volleyball de plus près au fil des ans. 

« Avant les Jeux olympiques de 1996 à Atlanta, j'aurais probablement été incapable d'identifier une seule joueuse dans notre équipe nationale féminine, a d'abord affirmé Schmidt. Cependant, je me souviens d'avoir regardé les Jeux et d'avoir encouragé des joueuses comme Janis Kelly, Kerri Buchberger et Wanda Guenette. Certaines des joueuses de cette équipe étaient encore là quand j'ai participé à ma première séance d'essai avec l'équipe senior féminine en 1998 et je me souviens que je les admirais.

« Je me souviens aussi que l'équipe nationale masculine avait disputé un match hors-concours à Grande Prairie, en Alberta, au milieu des années 1990 et d'avoir été très impressionnée par la puissance et les qualités athlétiques de joueurs comme Paul Duerden et Randy Gingera. »

Peu de temps après, c'était au tour de Schmidt de porter l'unifolié.

« La première fois que j'ai représenté le Canada, c'était avec l'équipe nationale junior aux Championnats de la NORCECA (en 1998) à Cuernavaca, au Mexique, a indiqué Schmidt. Je me souviens surtout à quel point l'atmosphère dans laquelle le jeu se déroulait était différente dans un autre pays. Il y avait de grandes fenêtres ouvertes dans le gymnase et il faisait très chaud et humide, il pleuvait et l'eau passait à travers le toit, il y avait des petites flaques autour du court.

« C'était la première fois que j'ai pu ressentir ce que c'est de se retrouver en haute altitude et je me souviens que c'était difficile de respirer pendant les longs échanges. Les foules étaient plus imposantes et plus bruyantes qu'à la maison. Je me souviens aussi d'avoir ressenti beaucoup de fierté du fait de représenter mon pays et bien souvent, la foule nous encourageait sauf quand nous affrontions l'équipe locale. »

Bien que la première fois qu'on représente le Canada s'avère une expérience inoubliable, l'occasion de jouer à la maison surpasse tout cela. 

« Participer aux Championnats du monde juniors (de 1999) à Saskatoon était particulièrement spécial, a indiqué Schmidt. Ce fut un des rares tournois qui ont eu lieu ici au Canada. La plupart de nos compétitions de la NORCECA ont eu lieu dans les Caraïbes au cours de ma carrière, alors la chance de jouer devant mes amis, ma famille et une foule partisane, c'était quelque chose de vraiment spécial. »

Quand elle a rejoint les rangs de l'équipe senior en 2003,Schmidt et Équipe Canada voyageaient davantage, ce qui signifie que la jeune athlète a vécu de nombreuses autres expériences mémorables.

« Ma première année avec l'équipe senior, nous avons fait une tournée européenne en France, en Pologne et en Russie, a noté Schmidt. La tournée a duré un mois, c'était à la fois éreintant et enivrant. Il y a eu tellement de moments mémorables pendant ce voyage-là et ce qui ressort notamment, c'est quand nous avons visité le lieu commémoratif Auschwitz-Birkenau et la place Rouge à Moscou. »

À l'époque où elle faisait partie de l'équipe nationale féminine, Schmidt a aidé le Canada à disputer la Coupe panaméricaine quatre fois (cinquième, deux fois sixième et une septième place), les Championnats de la NORCECA à deux reprises (quatrième et cinquième places) ainsi que le Grand Prix mondial 2003 (12e).

Après avoir été joueuse vedette avec les Beavers d'Oregon State dans la NCAA, ce qui lui a notamment valu d'être nommée Femme de l'année dans la NCAA en 2002 et d'obtenir un diplôme en gestion d'entreprise, Schmidt est allée outre-mer. Elle a joué dans les rangs professionnels en Suisse, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Finlande de 2002 à 2008.

« J'espère qu'on se souviendra de moi comme quelqu'un qui a eu une influence positive sur tout le monde que j'ai croisé pendant mon séjour avec l'équipe nationale, a dit Schmidt. J'inclus là-dedans mes coéquipières et mes entraîneurs, mais aussi la communauté locale qui nous a soutenues et les jeunes joueuses un peu partout au pays qui nous considéraient comme des modèles à suivre. »

Une fois sa carrière de joueuse terminée, Schmidt s'est retrouvée sur les lignes de côté dans le rôle d'entraîneure, toujours animée par sa passion pour le volleyball. Après avoir œuvré comme entraîneure adjointe à l'Université du Montana et pour Équipe Canada aux Universiades d'été de la FISU de 2013, elle a accepté un poste d'entraîneure-chef avec l'université Simon Fraser à Vancouver, en Colombie-Britannique, là où elle se trouve toujours.

« Je pense que le fait d'avoir joué à différentes positions pendant ma carrière, d'avoir évolué au poste de passeuse et aussi celui d'attaquante extérieure avec l'équipe nationale, m'a aidée à acquérir un large éventail de connaissances en ce qui a trait aux habiletés et à l'entraînement en fonction de la position, a noté Schmidt. Le fait d'avoir été joueuse fait aussi en sorte, je dirais, que je suis une entraîneure qui met l'athlète au centre de ses préoccupations.

« Avant de demander à mon équipe de faire quelque chose, je vais d'abord me demander si c'est là quelque chose qui aurait eu de la valeur à mes yeux quand j'étais joueuse. J'ai eu la chance de faire partie de plusieurs équipes qui ont connu du succès et je reconnais qu'un des fils conducteurs entre ces groupes, c'était une mentalité d'équipe positive. Ce qui fait qu'en tant qu'entraîneure, je suis motivée à créer une mentalité similaire chez nos athlètes. »

Comme entraîneure, Schmidt travaille maintenant à façonner la prochaine génération d'athlètes alors que celles-ci cherchent à faire avancer leurs carrières au volleyball. À celles qui visent de représenter leur pays au plus haut niveau de leur sport, l'ancienne joueuse de l'équipe nationale offre quelques conseils.

« Jouez beaucoup au volleyball, commence-t-elle par dire. Travaillez fort, mais aussi, travaillez de façon intelligente. Ce que vous mangez, comment vous dormez et comment vous récupérez, c'est tout aussi important que de s'entraîner avec ardeur. »

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Gina Schmidt