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Profil d'entraîneur: Carolyn O’Dwyer

Les « Profils d'entraîneur » de Volleyball Canada sont fièrement présentés par par Mizuno, supporteur de nos équipes nationales et programmes d'entraîneurs.

Bien que sa carrière de joueuse soit maintenant terminée, Carolyn O’Dwyer n'a jamais quitté le court.

L'Albertaine originaire de Calgary a eu un parcours fort impressionnant comme joueuse, à l'époque où elle évoluait en club avec le programme Dinos Volleyball. Elle a aidé cette équipe à décrocher trois championnats nationaux de 2010 à 2012. Pendant cette période, elle a par ailleurs évolué avec l'équipe provinciale de volleyball de plage de l'Alberta et l'équipe nationale canadienne junior. 

Après son séjour en club, elle a amorcé sa carrière universitaire à l'Université Mount Royal, là où elle a été nommée « Recrue de l'année » de l'Association Canada West et elle a mené sa formation jusqu'en quatrième place. En 2013, elle a mis un point final à son séjour en équipe provinciale avec la conquête de la médaille d'or aux Jeux du Canada. 

Après avoir terminé ses études en 2015, O’Dwyer n'est pas restée longtemps loin du court alors qu'elle a accepté un poste d'entraîneure adjoint avec le programme de volleyball féminin de l'Institut de technologie du Sud de l'Alberta (SAIT) et un autre d'entraîneure-chef avec les Dinos dans les catégories des moins de 16 ans, des moins de 17 ans et des moins de 18 ans. En 2017, elle a franchi une autre étape en devenant entraîneure-chef de l'équipe féminine des moins de 17 ans de l'Alberta et de l'Université de l'Alberta, où elle se trouve encore aujourd'hui.

Volleyball Canada a récemment eu l'occasion de s'entretenir avec O’Dwyer au sujet de sa carrière d'entraîneure et de sa vision de la profession d'entraîneure au volleyball.

Volleyball Canada : Tu as connu une très belle carrière comme joueuse avec Mount Royal, les Dinos, Équipe Alberta et ainsi de suite. Quel est ton moment préféré de cette époque?

Carolyn O’Dwyer : J'ai connu pas mal de grands moments comme athlète, mais je trouve que le fait de participer aux Jeux du Canada en 2013 et d'y remporter l'or a été une expérience très spéciale. C'était la première fois que l'Alberta remportait l'or au volleyball aux Jeux du Canada et j'ai alors eu l'occasion d'y participer avec quelques-unes de mes amies les plus proches. Nous avions été réunies cet été-là après avoir joué pour différentes universités pendant l'année scolaire, ce qui a fait que c’était vraiment spécial comme expérience. 

VC : Comment s'est déroulé le passage de joueuse à entraîneure? La profession d'entraîneur en est-elle une que tu as toujours envisagé de pratiquer?

C. O. : Ma carrière de joueuse a pris fin de façon inattendue en raison d'une blessure grave qui m'a empêchée de continuer à jouer à l'époque, et je n'étais pas prête à quitter ce sport. J'ai décidé que le meilleur moyen de rester dans le volleyball, c'était d'essayer de devenir entraîneure. J'ai fini par réaliser que ma passion pour le volleyball continuait de trouver un débouché au-delà de mon parcours d'athlète et que je pourrais avoir une influence depuis le banc. J'ai été vraiment chanceuse à l'époque que mon entraîneure à l'Université Mount Royal (MRU), Sandra Lamb, me permette de travailler avec l'équipe dans un rôle d'entraîneure et m'ait donné des occasions de progresser comme entraîneure. 

VC : Qui t'as soutenue dans ton cheminement?  

C. O. : J'ai eu la chance d'avoir un groupe de soutien très vaste tout au long de mon parcours. J'ai eu des entraîneurs remarquables quand je jouais en club, avec Équipe Alberta et à MRU, ils ont eu une répercussion sur ma philosophie et ma façon de travailler comme entraîneure. Maintenant, avec les Pandas de l'Université de l'Alberta, Laurie Eisler est une mentore remarquable pour moi en tant qu'entraîneure. Le fait de pouvoir travailler avec une femme aussi forte en termes de leadership et aussi de pouvoir compléter ma maîtrise sur la profession d'entraîneur en même temps s'est avéré être une expérience d'une valeur inestimable. 

VC : Ton père, Art, a eu un parcours très solide comme entraîneur. À quel point a-t-il été important dans ton cheminement comme entraîneure?

C. O. : Mon père a été un de mes premiers entraîneurs au volleyball et j'ai aussi été en mesure de le regarder diriger des équipes à différents niveaux quand j'étais plus jeune. Il a façonné une très grande partie de qui je suis en tant que personne et entraîneure et c'est difficile de quantifier le niveau d'importance qu'il a eu. Le fait de voir à quel point ses athlètes lui tenaient à cœur, la passion pour le volleyball et le feu sacré pour la compétition qu'il affichait, et comment il n'arrêtait jamais d'apprendre et d'essayer de s'améliorer comme entraîneur, cela m'a inspirée dans toutes mes entreprises comme entraîneure. 

VC : Comment ton vécu de joueuse t'a-t-il aidée dans ta carrière d'entraîneure?

C. O. : Ce qui m'a le plus aidée, notamment, c'est que je suis en mesure de voir les choses du point de vue de l'athlète. Puisque je suis passée par certaines des mêmes épreuves que les athlètes que je dirige, j'ai le sentiment de pouvoir m'identifier à ce qu'elles vivent. Le fait de travailler et d'être en compétition avec des gens aux personnalités différentes quand j'étais athlète m'a aussi donné un vécu qui est très utile pour éclairer ma façon de travailler avec les autres vers un objectif commun. 

VC: Quel a été le plus grand obstacle qui s'est dressé devant toi durant ta carrière d'entraîneure et comment as-tu fait pour le surmonter?

C. O. : Le plus grand obstacle jusqu'ici, ç'a été d'essayer de trouver le bon équilibre entre mes engagements comme entraîneure et le reste de ma vie. Les événements familiaux et le temps passé avec les amis ont parfois dû passer au second rang derrière le travail d'entraîneure. Je pense que c'est là un défi que je devrai relever tout au long de ma carrière et je vais continuer de développer différentes stratégies pour arriver à trouver le bon équilibre. S'il y a des entraîneurs qui connaissent la bonne formule, je suis tout ouïe. 

VC : As-tu des champs d'intérêt à l'extérieur du volleyball et du travail d'entraîneur et si c'est le cas, comment fais-tu pour trouver le bon équilibre entre ça et le volleyball?

C. O. : J'ai récemment commencé à m'intéresser au golf. Mon niveau de performance est encore un travail en cours pour le moment, mais j'aime vraiment ça et j'ai l'impression que ça me permet de croiser pas mal d'autres entraîneurs sur les terrains! 

VC : Quel aspect de ta carrière d'entraîneure te rend la plus fière?

C. O. : J'aime vraiment rester au courant de ce que vivent les athlètes que j'ai dirigées quand elles passent à autre chose. Je suis fière de leurs succès et du petit rôle que j'ai peut-être joué en les aidant à se rendre jusque-là. Aussi, l'objectif que je me donne de continuer à progresser et d'apprendre, le but ultime étant de diriger au plus haut niveau possible. 

VC : As-tu des conseils pour les nouveaux entraîneurs?

C. O. : Essayez d'obtenir le plus d'opportunités possible de diriger des athlètes, c'est vraiment comme ça que vous allez apprendre et vous améliorer. Travailler avec différents entraîneurs et athlètes élargira votre vision des choses et vous allez apprendre quelque chose de chacune des expériences que vous vivez. Montrez-vous toujours ouverts aux nouvelles idées et aux possibilités d'évoluer en tant qu'entraîneur et comme personne. 

VC : Qu'aurais-tu souhaité avoir – un conseil, du soutien, de la formation, etc. - à tes débuts?

C. O. : Je me sens comme si j'en suis encore à la première phase de ma carrière, je n'arrête pas de commettre des erreurs et d'apprendre, alors je ne suis pas encore certaine de ce que j'aurais aimé avoir. J'ai été très chanceuse d'avoir pu compter sur d'excellents mentors à mes débuts, et c'est aussi le cas maintenant, mais je ne crois pas que c'est le cas de tous les jeunes entraîneurs. Je pense que c'est là un élément crucial dans les succès des entraîneurs.

 

Photo : Robert Antoniuk.